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Saint-Maixent
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Cette intervention de diagnostic archéologique résulte d’un projet de construction d’un ensemble résidentiel. Le projet envisagé consiste en la construction de 51 logements disposés en 17 pavillons.

Les tranchées d’évaluation ont été réalisées par deux agents de l’Inrap du 17 au 21 mars à l’aide d’une pelle mécanique de 20 tonnes. Au final ce sont soixante-sept sondages, représentant une surface totale de 2 865 m2 , qui ont été réalisés.

Le terrain concerné par ce diagnostic se situe à moins d’un kilomètre au sud-ouest de la ville médiévale de Saint-Maixent. Il se trouve sur un vaste promontoire qui correspond à un large méandre de la Sèvre Niortaise qui s’écoule environ cinquante mètres plus bas. Sur deux côtés, au sud et à l’est, ce promontoire est souligné par des escarpements rocheux de plusieurs mètres de haut. A l’ouest ce relief est délimité par un vallon sec dont le talweg accueil la route dite du chemin de Ricou. L’emprise du diagnostic se situe en partie sur le flanc est de ce talweg, c'est-à-dire essentiellement en bordure du promontoire et assez peu sur son sommet.

Cette position en bordure de promontoire a entrainé un dégagement des niveaux de limons qui occupent en grande partie les plateaux qui entourent Saint-Maixent. Dans les différents sondages plusieurs étages géologiques ont pu être observés.

Le seul indice archéologique recensé sur ce promontoire correspond à une grange monastique qui a laissé sa trace dans la toponymie des parcelles. Plusieurs terrains conservent en effet le nom de « la grange aux moines ». L’emplacement de ce bâtiment d’exploitation est connu grâce au cadastre de 1831 où il figure encore. Il se situait à environ 250 m au sud-est de l’emprise concernée par ce diagnostic. Sur ce plan cadastral plusieurs toponymes sont liés à cette grange monastique ou à l’extraction de pierres. Des parcelles sont ainsi nommées « le champ du colombier », « la plaine de la grange aux moines », « la perrière » ou encore « les carrières ».

Le nom de « porteau » ou « Portal Guerinet » figure sur ce plan cadastral et semble correspondre au carrefour qui se situe à côté de l’angle nord-ouest de l’emprise du diagnostic.

L’emprise concernée par ce diagnostic s’est avérée relativement pauvre en vestiges archéologiques. Seuls quatre structures et quelques fragments de tuiles épars ont été observés.

Trois de ces structures correspondent à des fosses isolées que la céramique permet de dater de la période protohistorique pour deux d’entre elles et moderne pour la dernière.

La quatrième structure correspond à un vaste creusement, directement réalisé dans le substrat, d’un diamètre de près de 5 m pour une profondeur d’environ 2,5 m. Il présente un profil à fond plat et parois verticales légèrement rentrantes en partie supérieure. Son comblement est en grande partie constitué par des pierres siliceuses d’un calibre de 7 cm à 8 cm, il s’agit d’un remblai sec dans lequel aucune infiltration de sédiment ne se perçoit. La fonction de ce creusement n’a pu être déterminée et aucun mobilier archéologique ne permet d’en proposer une datation.

MONTIGNY Adrien