Saint-Vidal
Font du Duc
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Ce sondage a été motivé par la découverte fortuite d’ossements humains à la suite de travaux agricoles. Ces vestiges, très remaniés, se trouvaient en bordure d’un tas de pierre en partie déplacé et donnaient l’impression d’avoir été recouverts par ce dernier. Il s’avérait nécessaire de mieux caractériser et dater cette supposée sépulture, possible tertre funéraire. Le sondage permit d’observer que l’amas d’ossements était conservé dans un sédiment hétérogène comprenant des éléments exogènes (le substrat local étant de la pouzzolane), impliquant la présence de terre rapportée. Sous les ossements, nous avons observé les traces d’un coup de godet de pelle mécanique dans le substrat, un clou contemporain et du papier aluminium indiquant le déplacement très récent des vestiges. L’étude anthropologique rapide que nous avons effectuée, avec l’aide de Bernadette Fizellier-Sauget (service régional de l’archéologie d’Auvergne) a révélé la présence d’au moins trois adultes et un adolescent. La provenance des ossements est incertaine, car des remblais de provenances diverses ont été apportés dans la parcelle. Peut-être proviennent-ils d’un terrain récemment construit en limite nord-est du village de Locussol, mais il est difficile de les rattacher précisément à un site, ce qui est regrettable. Néanmoins, leur étude permet d’émettre quelques hypothèses sur leur cheminement. Une réduction a pu être effectuée dans un cimetière (à Locussol ?), avec récupération des ossements les plus volumineux. Dans un second temps, cet ensemble est remanié et transporté jusqu’au lieu du sondage. Par ailleurs, la datation est actuellement impossible, tout au plus pouvons-nous supposer des inhumations en cimetière, probablement médiévales ou modernes. Le grand intérêt de cette opération réside dans la non validation de l’hypothèse de tertre funéraire. Cela permet également de relativiser les interprétations issues des découvertes fortuites, lorsque ces dernières n’ont pas été vérifiées. Nectoux Élise
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