Carcassonne
La Salle
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Situé au nord-ouest de la commune de Carcassonne sur le revers sud d'un plateau gréseux qui domine le Fresquel, le site de La Salle s'étend sur environ 1 ha , en bas de pente près d'une ancienne cuvette humide. Le sauvetage urgent a été motivée par construction du centre administratif départemental, elle a montré que le gisement était endommagé par l'érosion et les travaux agricoles. Il ne subsistait qu'un petit secteur en place d'environ 700 m2 où la base d'un sol d'habitat et douze structures en creux étaient scellées par des apports de colluvions. La fouille a révélé une nappe archéologique peu dense avec neuf structures en creux d’origine néolithique, ainsi que trois autres fosses d'âge historique. Les fosses néolithiques étaient de types variés :
Le matériel recueilli, bien que peu abondant, offre l’avantage de comporter des éléments du groupe de Bize dont on connaît fort mal l'articulation chronologique notamment vis-à-vis du complexe chasséen local. L'industrie lithique, mal représentée, comporte, cependant, quelques éléments en silex blond chauffé, notamment de fines lamelles à section trapézoïdale obtenues par pression. Un galet de roche métamorphique présente deux profondes rainures qui visaient à détacher des ébauches de haches polies (fig. n°2). La série céramique qui comporte six récipients restituables et trente-huit tessons décorés exprime l'association d'éléments caractéristiques de plusieurs styles culturels.
Ces associations typologiques plaident pour situer le groupe de Bize en position intermédiaire entre le Chasséen ancien du type des Plots de Berriac et le Chasséen méridional classique du type d'Auriac (Carcassonne, Aude). Quelques données concernant la paléo-économie ont été recensées : présence d'animaux domestiques (bovin, capriné et chien), présence de céréales carbonisées. Ce modeste établissement, qui n'était pas ceinturé, semble donc être un petit établissement agropastoral établi près d'une cuvette humide, selon un schéma fréquent à cette époque en Languedoc [(Vaquer, Jean. 1994.) et (Vaquer, Jean. 1997.)]. Bibliographie
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